Assassine ton orgueil et accède enfin à la « compréhension » !

En général, il est supposé que les facteurs qui influencent la pensée sont uniquement cognitifs et intellectuels. Mais cela serait une façon très limitée d’aborder le sujet. La «compréhension» ne se loge pas dans un compartiment scellé du cerveau car elle est connectée à la totalité des éléments qui nous constitue.

Le grand poète italien Dante Alighieri (1265-1321) auteur de “La Divine Comédie”, nous parle par exemple de la maladie de l’orgueil. D’après lui, ceux qui en souffrent sont «tellement  présomptueux qu’ils prétendent tout savoir en affirmant avec certitude des choses qui sont en réalité opposées à la réalité ». Pire est, ce qui leur plait se transforme en vérité absolue, jugeant fausses les connaissances qui ne leur procurent aucune satisfaction.

Voilà pourquoi ce genre de personnes n’évolue pas. Pourquoi faire l’effort d’écouter quoi que ce soit puisqu’elles sont convaincues qu’elles sont suffisamment informées ! Elles ne posent jamais de questions puisqu’elles pensent que personne ne peut leur apporter quoi que ce soit de nouveau. “Elles n’écoutent jamais, mais elles veulent que les autres leur posent des questions, préférant répondre d’une manière erronée, plutôt que d ‘attendre que leur interlocuteur ait fini de poser la question”.

L’ historien et essayiste grec Plutarque (45-120)  disait :                                                                                                                                                                                            “Pour savoir parler, il faut savoir écouter”.

Crois-moi cher lecteur, le caractère de chaque personne a une grande influence sur l’efficacité intellectuelle, sur la capacité de comprendre toute chose.

Le mathématicien britannique et scientifique de la computation Charles Babbage (1791-1871), était conscient du rôle que joue notre dénommé « caractère » dans la vie intellectuelle. Babbage nous dit que, si un père est conscient qu’il ne peut pas répondre à une question posée par son fils, l’enfant va réagir en fonction de cet avertissement qui va consister à être attentif à tout ce que le père va lui dire parce que le père a surmonté les deux plus grands obstacles du savoir: être conscient d’ignorer la réponse et d’avoir eu le courage de le reconnaître.

Il existe un certain danger à vouloir trop s’attacher à ses propres idées, sans essayer de comprendre celles des autres.

Les obstinés ont été l’objet d’une comparaison avec la poule couvant des œufs durs. Un scientifique illustré a confirmé récemment ce point de vue en affirmant que l’obstination à vouloir défendre une théorie préconçue peut être la cause de la non connaissance d’éléments nouveaux qui passent ainsi inaperçus alors qu’ils sont d’une importance vitale. Ce qui est certain, c’est que le manque de flexibilité dans l’émission d’une opinion peut nous empêcher de comprendre tout ce qui ne s’ajuste pas à notre jugement. Miguel de Cervantès Saavedra (1547-1616), l’écrivain en langue espagnole le plus prestigieux, grand écrivain universel et auteur de “Don Quichotte de la Manche” avait déjà averti que:

L’amour et l’obsession aveuglent aisément l’entendement”.

Nombreux sont les grands penseurs et les artistes qui ont insisté très souvent sur la valeur de la mobilité et de l’agilité intellectuelle pour savoir comprendre les choses.

Le peintre florentin Léonard de Vinci (1452-1519), grand polymathe de la renaissance italienne (à la fois anatomiste, architecte, artiste, botaniste, scientifique, écrivain, sculpteur, philosophe, ingénieur, inventeur, musicien, poète et urbaniste) nous a laissé cet avertissement dans son livre “Traité de la Peinture”:

« Je ne manquerai pas d’inclure parmi ces préceptes une nouvelle méthode de spéculation qui, bien qu’elle puisse paraître des moindres, et presque risible, est néanmoins très utile pour éveiller les capacités d’invention de l’intelligence, la voici : si tu regardes en certains murs barbouillés de taches, ou faits de divers mélanges de pierres, tu pourras en voir l’invention, et la similarité avec divers paysages, diverses batailles, des scènes de personnages toutes prêtes, d’étranges expressions de visages, et de costumes, et infiniment d’autres choses: car dans les choses confuses, le génie s’éveille à de nouvelles inventions.
Cela a lieu avec ce genre de pierres, combinées entre elles, mais aussi avec le son des cloches, dont chaque sonnerie te suggèrera autant de noms et de mots que tu voudras imaginer ».

Comme on peut le constater, Léonard nous dit que pour que les idées affluent dans notre cerveau, non seulement nous devons assimiler les informations que nous avons bien comprises, mais nous devons aussi approfondir le plus possible les points obscurs jusqu`à finir par les comprendre, jusqu`à ce que « la lumière apparaisse».

Enfin, pour savoir comment faire apparaître la lumière, complète donc ta lecture avec cet autre article très complet : « Les clés de votre créativité: ne cherchez plus loin«