Ce Que Vous Ne Saviez Pas Sur La Relaxation

En médecine, la relaxation est l’action de détente et de libération. Si vous êtes ou avez été timide maladif(ve) nul besoin de vous peindre les bienfaits de la relaxation. Mais le but de cet article est de vous donner, entre autres, des explications et techniques scientifiques ou médicales  de la relaxation. Vous allez sûrement apprendre des choses.

De nombreuses approches psychothérapiques utilisent la relaxation comme support à leur fonctionnement. Elles ont toutes en commun une méthode souche, le training autogène de J. H. Schultz : elle induit la détente en pratiquant six exercices répartis en deux cycles « inférieur » et « supérieur » axés sur le tonus musculaire, la vasomotricité, le rythme cardiaque, les fonctions respiratoires, digestives et sexuelles et enfin sur le symbolique. Cette méthode est plus un apprentissage de la détente qu’une psychothérapie en tant que telle malgré son efficacité parfois rapide mais souvent transitoire sur le symptôme.

La relaxation à visée psychothérapique se distingue de la relaxation à visée de détente par la construction progressive d’un rapport affectif entre le relaxateur et son patient, rapport dit transférentiel, qui est le champ d’action de tout changement psychothérapique.

Deux techniques de relaxation à orientation analytique doivent être distinguées.

La méthode de J. De Ajuriaguerra et coll. est basée sur un dialogue tonique avec des exercices orientés sur la détente et la tension avec une écoute plus particulière sur le tonus musculaire, les cénesthésies, les résistances corporelles. Cette méthode permet la verbalisation du monde fantasmatique du patient.

L’autre méthode est la relaxation de sens psychanalytique à induction variable de M. Sapir qui utilise les principes de la relaxation de Schultz articulés à une écoute et une intervention analytique classique. Les inductions de détente sont variables d’une séance à une autre, les interventions du relaxateur sont guidées par ce qu’il peut ressentir de son patient. Paroles, intonations, touchers provoquent rapidement un état régressif en dehors de toute routine d’une séance à une autre. À cette phase de détente « passive » succède une phase de parole du patient qui exprime son vécu corporel ainsi que les pensées qui ont émergé lors de la relaxation. Ce discours est entendu et interprété à travers la situation transférentielle.

Les indications de la relaxation à visée psychothérapique sont fonctions du type de demande du patient (et donc de son désir et de son projet). Elles se pratiquent individuellement ou en groupe. Les personnalités névrotiques pour lesquelles la parole est difficile et répétitive et les personnalités dites psychosomatiques bénéficieront favorablement de la relaxation. Dans le champ des psychoses, la relaxation est efficace en restructurant le patient morcelé.