Comprendre Et Se Comprendre…

“Il est difficile de se comprendre.
Mais une fois la compréhension acquise, il est facile d’agir”,

Sun Yat-Sen (1866-1925) Premier président de la République de Chine et fondateur du Kouo-Min-Tang.

Nous parlons souvent de l’obligation incontournable d’être, de l’importance de la responsabilité de nos actes, de ne pas vouloir agir sous la force de l’attraction, ni de nous laisser entraîner ou pousser par la peur, mais d’agir sous l’exclusivité de notre propre décision personnelle.

Chose, en effet, très difficile, qui nous oblige à garder nos sens toujours en alerte, sentinelle éternelle devant les attaques qui nous bombardent constamment de l’extérieur. Cette responsabilité n’est pourtant pas nécessaire si nous voulons atteindre l’épanouissement total de notre vie publique et privée. Développement de l’existence où nul n’a le droit d’intervenir dans la vie d’autrui, et ceci dans le respect mutuel de la réciprocité. Plénitude que nous connaìtrons lorsque nous aurons réussi à tout comprendre et à nous comprendre.

Comprendre et se comprendre…

Ceci est la base d’une liberté tant désirée. Comment arriver à cette compréhension, nous les humains, si complexes et tous différents les uns des autres ? Quel est le degré de civilisation que nous devons atteindre pour parvenir au respect d’autrui ? Comment freiner cette anxiété qui consiste à vouloir toujours faire ce que nous voulons ?

Dans son “Fondement de la Morale”, l’écrivain et historien vénézuélien Carlos Brandt(1875-1964) nous dit ceci:

“Nous savons déjà que l’objet de l’instinct, de la conscience et de l’intellect n’est rien d’autre que le développement de la loi de la conservation de la vie, autrement dit, l’instinct, la conscience et l’intellect sont des impératifs vitaux.Nous avons également constaté que l’instinct, la conscience et l’intellect sont tous les trois susceptibles d’être pervertis ou réduits; ils ne sont pas toujours infaillibles, ne pouvant donc pas prétendre à eux seuls d’ établir la norme ou la morale.

Par conséquent, j’ai établi un système de comparaison des exigences saines de l’instinct, simple conscience pure et intelligence claire. Quand les trois se mettent d’accord pour nous indiquer si une chose est bonne ou mauvaise, cela veut dire que nous avons eu raison au niveau de la morale. Lorsque les exigences de ces trois éléments sont en accord, nous devons les considérer comme une pierre de touche pour savoir ce qui est bien et ce qui est mal; ce qui est moral et ce qui est immoral…”

Arriver à un accord ? Par quel chemin ?… Celui du cerveau. Mais, le cerveau, c’est quoi au juste ?

C’est l’ensemble de la masse nerveuse constitué par l’encéphale, situé au-dessus du cervelet chez l’être humain et chez de nombreux mammifères. C’est une définition précise certes du Dictionnaire de la Langue Française, mais, chaque mot renferme énormément d’informations que tu aimerais certainement connaître ?… Alors, suis-moi pour en savoir davantage. Le cerveau est un monde passionnant.

En effet, le cerveau n’est pas seulement une masse grise. Il a tant de pouvoir qu’il peut nous rendre heureux ou malheureux. Notre cerveau, c’est nous. Mais, que renferme cette matière dans laquelle se trouve notre personnalité ?

Nous savons que, s’arrêtant à notre cervelet, grimpant par notre bulbe rachidien, il s’étend au travers de notre médulle, sa fluidité se dispersant (sans perdre sa cohésion) dans le réseau de notre système nerveux dans un courant extrêmement complexe pour atteindre chacune de nos molécules, ceci, afin de donner et recevoir l’information (stimulation) requise, grâce à laquelle la vie est possible. Voilà ça y est, j’ai fini de jargonner mais qu’est ce que t’as à faire de la composition du cerveau ! T’aurais raison. Mais il n’y a pas que ça dont je voulais te causer 😉

J’aurais par contre beaucoup de questions que j’aimerais laisser à ta réflexion  :

Comment identifions-nous les choses ? Comment arrivons-nous à associer les syllabes que nous apprenons dans notre enfance pour former des mots ? Comment les placer au bon endroit ? C’est le portail des sens qui nous ouvre la porte de la vie. Mais comment classer le flux des sensations, des idées, des sentiments, des conclusions ? Comment se produit ce phénomène ? En se faufilant, habillement, timidement, furtivement, enveloppé de sérieux ? Ou bien tumultueusement, envahissant tous nos recoins ? En s’installant sans autorisation, sur le fichier de notre mémoire : « Nous sommes là … », suscitant un flux de curiosité, éveillant une soif qui ne pourra plus jamais être comblée ?

Pour ma part, je sais que le bonheur ou le malheur réside dans notre cerveau. On y est présent avec nos dieux et nos enfers, avec notre avenir. C’est là que se trouve déjà toute notre possibilité de coexistence pour les nouveaux temps à venir.

À très bientôt pour une autre note un peu particulière 😉

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