Connaissez-vous la psychose délirante aiguë

Cet article est un peu spécial car son sujet s’éloigne un peu de la timidité maaldive mais vos allez le voir, ce n’est pas aussi éloigné que cela. Car une timidité maladive non soignée et qui s’accentue de jour en jour est capable de causer ce que les médecins appellent la psychose délirante aiguë. Je n’ai jamais vu le cas, mais en regardant les moments de détresse et de vide que j’ai eus durant mes années de timidité maldive, je peux vous assurer qu’on peut avoir pire. Bref, voyez de quoi s’agit-il et faites vous même votre propre idée. (vous n’y arriverez jamais si vous n’êtes pas ou n’avez pas été atteint(e) de timidité maladive).

Comme son nom l’indique, la psychose délirante aiguë est l’apparition brutale et soudaine chez une personne, sans signes psychiatriques particuliers, d’un délire constitué d’emblée.

Déjà le terme psychose se définit comme maladie mentale grave caractérisée par une perte de contact avec la réalité et une altération du fonctionnement mental. La psychose délirante aiguë est aussi appelée bouffée délirante, psychose hallucinatoire aiguë. ( ne retenez pas les noms, ce qui est important c’est la substance, l’essentiel ou ce que ces mots veulent dire).

Les types de délires qui la caractérisent sont multiples : délire de persécution, délire mythique, délire de grandeur, délire sexuel, délire d’empoisonnement, etc. Les thèmes délirants se chevauchent mus par une intuition et par une conviction implacable. Ce délire est accompagné d’un processus hallucinatoire auditif et surtout psychique (écho de la pensée, inspiration, impression d’être commandé à distance, sentiment d’être influencé). Cette expérience délirante vécue se joue dans une atmosphère apocalyptique. Elle est irrécusable et mène parfois le malade à des actes qui peuvent relever de la médecine légale.

Le patient est dans une sorte de rêve éveillé, du fait d’un trouble de la conscience. Il décrit souvent son expérience délirante comme un cauchemar. La variation délirante détermine la variation de son humeur : tantôt exaltée, tantôt fortement angoissée au gré des thèmes délirants du moment. Ceci explique que la psychose délirante aiguë ait souvent été confondue avec un accès maniaque délirant.

L’accès évolue tout comme il est apparu : il s’arrête brutalement après quelques jours, le plus souvent après quelques semaines, sans traitement. La menace de récidive est réelle et pèse parfois lourdement sur l’avenir du malade. Mais ceci dépend aussi de la personnalité du malade. L’importance des hallucinations psychiques, la faible variation des thèmes délirants, la longueur de la crise et la résistance au traitement sont des signes qui conduisent à un mauvais pronostic.

Pour le traitement, une hospitalisation en milieu spécialisé est nécessaire (elle doit être entreprise le plus souvent contre l’avis du malade), ainsi qu’un traitement par médicaments antipsychotiques.

Si vous vous sentez concerné(e) par cette maladie grave ou que vous la soupçonnez, parlez-en ouvertement à votre médecin. C’est vrai qu’en France ou même ailleurs, il est rare de parler de ces choses à un médecin. Mais osez demander au lieu de préférer se soumettre à une hospitalisation d’urgence plus tard!