La dépression nerveuse : caractéristique de la timidité maladive

image-depressionDans cet article j’aimerais aborder le sujet de la dépression nerveuse qui se révèle être l’une des conséquences les plus fâcheuses de la timidité maladive. À titre personnel, il y a longtemps de cela, je la vivais de façon périodique: un jour je me levais très en forme avec des idées fraîches, une élocution bien dégagée, claire, l’humeur très enthousiaste… et durant de nombreux autres jours, je me surprenais de me voir avec des idées confuses, la langue qui bégaie, les yeux fuyants, trouble de l’idéation tel « un grand enfant »… Bref cette situation d’incapacité dans laquelle j’étais plongé sans savoir pourquoi, faisait que je désespérais de toute issue favorable à ma timidité maladive qui était le véritable problème…

Toujours me concernant… conscient de mon caractère changeant, lorsque je retrouvais mon état normal où je me vois en pleine forme et enthousiaste, je prenais garde de profiter de ce moment pour nouer des relations ou d’aller vers les autres car sachant que tôt ou tard je vais me retrouver « incapable« . Donc au lieu de décevoir tout le temps mes nouvelles relations, je passais toutes mes journées, éloignées des relations sociales,  de mes amis, j’étais moins présent dehors… pour éviter de me ridiculiser. Cette situation de retrait social était rendu d’autant plus facile que je vivais seul dans un studio étudiant….

Finalement, j’ai pris conscience que j’étais entrain de me « tuer » à petit feu. Tenez vous bien, je pouvais passer toute une semaine cloîtré chez moi, dans mes idées d’enfants et mes illusions. Au fil du temps je devenais inexistant pour mon entourage dont je recevais moins en moins de coup de fil. Et c’était évident car j’avais coupé, sans en être vraiment conscient, toutes relations extérieures.

J’avais une épicerie juste devant ma résidence et une fois que je ne manquais rien de nécessaire, tout ce qui se passait ailleurs dans la vie ne m’intéressait pas.

La solitude, finalement, est devenue pour moi un petit havre de paix bien sûr, une bulle dont je développais également tout un tas de pensées négatives qui ne cessaient encore de me rendre la vie encore plus compliquée…

Jusqu’à ce que, dans mes recherches, un jour je tombe sur ce trouble qu’on appelle dépression nerveuse.

Je me découvrais en fait dans les différentes descriptions de la manifestation de ce trouble… Effectivement, je le connaissais pas consciemment ce trouble, j’étais juste familier avec le terme mais je le vivais sans savoir mettre un mot sur mon mal.

En réalité, cette dépression était en fait la forme unique fourre-tout prise par toutes ces aberrations que la timidité maladive (certains diront, pathologique, excessive ou encore timidité sévère) me faisais subir dans mon quotidien. De ce fait, la dépression était le seul fossoyeur de mon bien être.

C’est pour cela que je tiens beaucoup à ce sujet qui a un « lien intime » avec la timidité maladive. Sans exagérer, on peut même affirmer que la timidité maladive provoque inévitablement une forme de dépression nerveuse qui a une manifestation singulière.

La dépression nerveuse est décrite par les psychologues comme étant un trouble mental caractérisé par des sentiments de découragement, de culpabilité, de tristesse, d’impuissance et de désespoir. Contrairement à la tristesse normale ou au chagrin causé par la perte d’un être cher, ce type de dépression est une tristesse persistante et profonde, sans raison apparente. Elle peut s’accompagner de divers symptômes, troubles du sommeil et de l’appétit, perte de l’esprit d’initiative, autopunition, retrait social, inactivité et perte du plaisir. En réalité c’est lorsque j’ai pris subitement conscience de mon handicap de timide pathologique et commencé à m’en soucier très fortement que la dépression nerveuse s’est accélérée. Au final, elle est devenu mon quotidien…

Les Formes De Dépression

La psychiatrie distingue, deux formes principales de troubles dépressifs, dont le principal dominant est, dans un cas comme dans l’autre, une altération de l’humeur. En effet, moi, une fois dehors, j’étais pas le mec à prendre avec des pincettes, un air toujours très sérieux et très concentré et occupé…

Le trouble dépressif désigne la forme uniquement caractérisée par des épisodes de dépression.

La seconde forme, la psychose maniaco-dépressive (ou bipolaire), se caractérise par une succession d’accès dépressifs et d’accès maniaques : vous voyez ce qu’on appelle les personnes à « double personnalité » ! C’est cette dernière forme qui m’a beaucoup marquée enfin… tachée!

1) Dans la dépression majeure, ou phase déprimée de la psychose bipolaire, l’humeur déprimée prédomine sans que l’on soit nécessairement conscient de sa tristesse. Généralement, on perd tout intérêt pour ses activités et se replie dans l’inactivité. Les symptômes peuvent englober des troubles du sommeil (habituellement réveil matinal précoce), une perte d’appétit, une incapacité à se concentrer et à prendre des décisions, un ralentissement de la pensée et une diminution de l’énergie, un sentiment de découragement, de culpabilité, de désespoir, des pensées noires, suicidaires…

2) Dans la phase maniaque de la psychose bipolaire — c’est cette phase que je réserve aux timides maladifs — l’humeur du sujet peut être exaltée, exubérante ou irritable. Mon comportement en devenait de plus en plus bizarre, parfois à l’apparence agressif et méchant sans que ce ne soit cela réellement au fond dans la plupart des cas .

Aussi je constate dans mes comportements autres choses:  une logorrhée sans fin ( c’est-à-dire qu’il m’arrivait de parler beaucoup sans savoir m’arrêter), des pensées confuses, des idées de grandeur, (c’est un peu bizarre ça, mais cette idée de supériorité maladive peut être elle même un élément intrinsèque de l’aberration provoquée par la timidité maladive).  Toujours parmi les symptômes, parfois je faisais preuve d’une hyperactivité sociale et sexuelle, une grande distraction, il arrive même que je perde mon sens du jugement ou encore une diminution du besoin de sommeil…