Des citations aux vérités cruelles !

Cet article ne traitera pas de la timidité maladive et ne se focalisera pas non plus sur l’égo ou sur la personne du timide maladif. En effet, comme à mes petites habitudes d’écrivain social, j’aimerais donner un détour à ma plume d’aujourd’hui. Je voudrais ainsi vous laisser mot pour mot et sans commentaires ces quelques citations qui font réfléchir en silence. Elles sont tirées d’un livre de l’écrivain espagnol Carlos Ruiz Zafón, l’un des auteurs les plus lus et partagés dans le monde entier. Il s’agit de son roman « Le palais de minuit ». Mais autant vous prévenir en vitesse, certaines phrases de ce livre, font révolter, car énonçant des affirmations cruelles sur la nature humaine. Mais d’autres font apaiser tellement elles collent facilement à la réalité de ce que l’humanité traverse en ce moment. Et ça fait réfléchir. Il y a aussi de ces phrases qui nous font voyager dans l’essence même de notre vie aussi bien en tant qu’humain par rapport à d’autres humains qu’en tant qu’humain dans son individualité. Ce sont ces multiples qualités du livre qui ont fait que je n’arrivais pas à résister à l’envie de partager ces citations qui me paraissent avoir du sens susceptible d’éveiller notre conscience à certains implicites de notre vie en société.

Vous l’aurez compris, ce véhicule des questionnements profondément philosophiques mais qui sont on ne peut plus prégnants. Désolé, mes chers timides si vous n’y voyez pas, à première vue, d’informations nouvelles qui paraissent vous rapprocher de la solution à votre timidité maladive. Mais, rappelez-vous que tout ce qui provoque de la gymnastique intellectuelle, c’est-à-dire qui bouscule nos fermes croyances dans un sens critique, est un bond en avant vers l’ouverture d’esprit. Enfin, vous voyez que j’ai du mal à trouver mes mots aujourd’hui… Bref, avant de vous laisser ces citations qui sont, elles, très claires, je voulais exprimer une seule chose par toutes ces paraphrases : soyez curieux !   Oui, parfois, lâchez prise ! Faites des choses dont vous n’avez pas l’habitude, lisez des contenus qui ne ne font pas expressément partie de vos centres d’intérêt, ne vous enfermez pas dans une bulle. En fait l’une des deux: soit vous prenez l’habitude de vous élargir à d’autres horizons, soit vous prenez l’habitude de rétrécir vos horizons, vos champs des possibles.

Maintenant assez parlé! Je laisse la place aux fameuses affirmations de « Le palais de minuit » !

« Il avait appris par expérience qu’il allait passer beaucoup trop de temps dans le futur à se lamenter des erreurs commises dans le passé ».

« Voltaire (le célèbre écrivain et historien français) disait que « les femmes étaient toujours les pires misogynes ».

« Il n’y a rien de plus difficile à croire que la vérité, mais aussi rien de plus séduisant que la force du mensonge ».

« La plupart des traditions ne sont que des maladies de société ».

« La principale différence entre un homme et une femme, c’est que l’homme passe d’abord par son estomac pour aller vers le cœur. La femme fait le contraire ».

« Ce sont (la vipère aspic et le serpent à sonnette) les animaux qui ressemblent le plus à l’être humain. Ils se traînent et changent de peau à leur convenance. Ils sont capables de voler les petits dans les nids d’autres espèces pour les manger, mais ils sont incapables de le faire dans une lutte honnête. Leur spécialité est de profiter de la moindre occasion pour blesser en utilisant leur piqûre létale. Leur venin ne dure que le temps d’une morsure, après quoi, ils ont besoin de temps pour s’en remettre, mais la personne qui porte la trace de leur morsure est condamnée à une mort lente et certaine. Lorsque le venin du serpent à sonnettes pénètre dans les veines, le cœur de la victime se ralenti jusqu’à s’arrêter. Ce petit monstre mesquin disposerait même d’un certain goût pour la poésie, comme l’être humain : la différence étant que le serpent, lui, ne mordrait jamais sa propre espèce. Drôle d’ambiguïté, vous ne croyez pas? C’est peut-être pour cela que les serpents ont fini par servir de divertissement aux fakirs et aux curieux dans la rue. Ils ne sont pas à la hauteur du roi de la création ».

« La maturité n’est que le processus qui consiste à découvrir que toutes vos croyances de jeunesse sont erronées et qu’en même temps, tout ce que vous aviez refusé de croire jusqu’ici est vrai ».

« La différence entre un crime et un exploit dépend normalement de la perspective de l’observateur ».

« Il y a deux choses dans la vie que vous ne pouvez pas choisir. La première, ce sont vos ennemis, la deuxième, votre famille. Parfois, il est difficile d’apprécier la différence entre les deux, mais le temps nous enseigne qu’en fin de compte, ça aurait pu être pire. La vie, ressemble à une première partie d’échecs. Quand on commence à savoir déplacer les pièces, on a déjà perdu ».

« Avant de combattre avec ton ennemi, tu dois connaître ses pensées ».

« La science des mathématiques est la religion de ceux qui ont un cerveau : c’est pour cela qu’il y a si peu d’adeptes ».

« Le monde appartient aux fous ou aux hypocrites. Il n’existe aucune autre race sur la Terre que ces deux-là. Et toi, tu dois passer de l’une ou l’autre ».

« Les endroits propices à la tristesse et à la misère sont le foyer idéal des histoires d’apparitions fantomales ».

Brutales ces phrases du livre de Carlos Ruiz Zafón non ? En tout cas ça nous fait poser des questions !

Le Palais de minuit

de Carlos Ruiz Zafón