Notre mémoire, comment la dompter tel un animal de compagnie ?

À partir de la phrase suivante, écrite par l’écrivain argentin Jorge Luis Borges (1899-1986), j’aimerais qu’on réfléchisse ensemble sur le sujet que j’aimerais aborder aujourd’hui : la mémoire.

“De tous les instruments de l’être humain, le plus étonnant est, sans aucun doute, le livre. Les autres sont des extensions de son corps. Le microscope, le télescope sont des extensions de sa vue ; le téléphone, l’extension de sa voix ; nous avons aussi la charrue et l’épée qui sont les extensions de son bras. Mais le livre, c’est autre chose: Le livre est une extension de la mémoire et de l’imagination”.

Notre mémoire a besoin de nous pour être solide au même titre que nos muscles

photo-memoireNombreux sont ceux qui font souvent allusion à leur manque de mémoire pour justifier leurs erreurs ou leurs limitations. Ils auraient honte de reconnaître leur manque d’intelligence, ce qui ne serait pas le cas, mais ne veulent pas remédier le manque de maîtrise sur leur mémoire.

Sans aucun doute, la mémoire est une faculté aussi importante que les autres pour connaître le succès. Souvent, les personnes à succès ne sont pas plus intelligentes que les autres, leur triomphe vient du fait qu’elles développent beaucoup plus leur mémoire consciemment.

Les excuses suivantes sont les plus typiques :

« Je ne me souviens plus comment je dois faire ».

« Je n’ai pas pu terminer parce que je suis incapable de me rappeler comment je l’avais fait la dernière fois ».

Ainsi, au lieu de se justifier par un défaut qui nous limite et de le mettre en évidence, le mieux serait plutôt de mettre en pratique notre mémoire pour la fortifier. De nombreuses personnes l’ont déjà fait et elles ont pu se rendre compte que la mémoire est quelque chose qui peut s’améliorer si on l’exerce avec constance.

Imagination n’est pas seulement la porte d’une chimère

L’imagination est, dans une certaine mesure, bonne conseillère et n’est pas là pour nous empêcher de garder les pieds sur terre et d’avoir la tête sur les épaules.

Ce don de l’imagination nous aide à rêver, à nous évader et à penser à de futurs projets. Seulement, ces projets doivent se transformer en réalité, sinon ils ne servent à rien.

Quand l’imagination nous sert de moteur pour mener à bon terme nos plans, elle est alors positive. Par contre, si elle consiste à nous éloigner de la réalité sans aucune impulsion dynamique pour réaliser nos actions, ou créer de nouvelles choses, voire les transformer, elle ne nous sert pas à grand-chose ou contraire elle devient dangereuse.

Nous aimons tous nous évader à un certain moment de la journée pour rêver tout en étant éveillés. Notre capacité de rêver est en effet un véritable plaisir mais il peut être le point de départ de nouveaux projets.

« J’aimerais pouvoir m’y dédier professionnellement, je vais donc dès aujourd’hui m’inscrire au cours qui va me permettre de le faire ».

« J’aimerais savoir le faire, je vais donc dès maintenant m’appliquer pour y arriver ».

Cet enchainement est positif si nous prenons conscience de l’importance du rêve comme un moteur propulseur de nos idées qui va les transformer en action.

Nous pouvons donc considérer l’imagination comme notre grande amie quand elle constitue notre point de départ pour agir. Mais elle peut devenir aussi notre ennemie si sa condition reste celle de divaguer, d’imaginer des choses négatives et de nous empêcher d’avoir les pieds sur terre.

Dans les deux cas, la mémoire  tout comme l’imagination sont deux dons qui dépendent de nous: alors faisons travailler notre imagination en notre faveur et non pas contre nous.

Ce sont deux dons qui peuvent être développés ou que nous pouvons dominer mais à condition de les faire travailler en notre faveur.

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