Les clés pour réussir à appliquer ce qu’on apprend

Ron Hubbard disait, « Apprendre ne consiste pas seulement à accumuler des connaissances. C’est une façon d’arriver à des compréhensions nouvelles des choses et aussi d’améliorer notre savoir-faire ».

Vous savez par ailleurs que apprendre est une chose, appliquer en est une. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine du développement personnel et en particulier en matière de lutter contre sa timidité maladive.

Moi, je me mettais personnellement à l’épreuve à chaque fois qu’il était possible. Soit j’échouais en me ridiculisant devant une personne ou des groupes, soit je réussissais mais en plus je découvrais d’autres principes ou d’autres manières.

Mais les choses n’avançaient pas alors que j’appliquais des principes qui pourtant étaient pertinents. Mais en réalité je pensais les appliquer.

En effet, quand je me suis vraiment évalué, je me suis rendu compte que j’avais des notions très vagues de ce que j’apprenais ou ce que j’étais sûr d’avoir compris.

De cette auto-évaluation, il est ainsi sorti que je n’avais pas assimilé les connaissances et les principes. Pourquoi ? Parce que :

  • Les principes appris étaient tellement simples qu’il ne m’est pas venu à l’esprit qu’ils méritaient une attention particulière… Et par conséquent :
  • Je sous-estimais les exercices à pratiquer alors même qu’ils font partie des principes, de l’apprentissage. Et même si je pratiquais un exercice donné, c’était vraiment pas sincère et sans le savoir je baissais progressivement les bras jusqu’à perdre mon assiduité.

J’apprenais certes, mais il fallait que j’exerce mon corps, mes yeux, mes mains, mes pieds et « tout moi » jusqu’à ce qu’ils “sachent“ eux-aussi. Cela m’éviterait ensuite de « réfléchir » à comment je vais parler en public ou à un inconnu dans la rue, à comment marcher correctement dans la rue ou à comment je vais affronter les visages des gens dans le métro, etc.

Ce qui caractérise aussi le timide maladif, c’est que, indépendamment de sa capacité intellectuelle, il PENSE BEAUCOUP, il IMAGINE BEAUCOUP…  mais vraiment tout et n’importe quoi ! Et c’est ce qui anéantit même sa disposition naturelle à être naturellement stable. Il lui suffit juste de supprimer ses imaginations négatives ou de les transformer en positives pour qu’il devienne la meilleure et la plus pertinente des personnes.

J’aimerais vous proposer quelques nouvelles habitudes de vie qui pouront révolutionner votre équilibre émotionnel et asseoir un début rapide et durable de bien-être. Si vous êtes conscient-e que vous avez des habitudes de vie malsaine, notamment si vous atteint-e de la timidité maladive, vous avez intérêt dès aujourd’hui à vous bousculer. Bougez-vous !

ÉQUILIBREZ VOTRE RYTHME DE VIE : LÊVEZ-VOUS TÔT !

Bien souvent le timide est nonchalant. Même si j’étais un sportif martial, je dois avouer que c’était mon cas, j’étais vraiment nonchalant. D’ailleurs, la nonchalance est l’une des principales conséquences fâcheuses que la timidité maladive nous fait subir. De l’intérieur elle se manifeste par la rétention de vos premières pensées, vous jetant le doute quant à leur pertinence ou votre capacité à les exprimer clairement. De l’extérieur, elle est évidente, puisque vous ne croyez plus en vous et une tendance à la négligence s’installe peu à peu. Lorsque vous aurez entrepris les excercies contenus dans l’application précédente, ce serait donc le respect relativement strict d’un planning personnel et confidentiel qui va s’imposer. Et pour y arriver – et c’est sine qua non –  vous devrez entreprendre à équilibrer votre vie.

Vous savez, il y a une maxime qui est subtilement vraie : « le monde appartient au lève-tôt ».

  • Vous devez suivre une hygiène de vie bien propre. Apprenez à vous lever tôt le petit matin. En fait ne laissez pas que la « journée vous réveille » si vous voulez être maître à bord de votre quotidien, vous devrez dégager l’effort nécessaire pour anticiper votre journée. Comme le conseille Dr Fauvel au timide nonchalant, « vous avez au moment du lever, l’occasion d’un effort de volonté : ne perdez pas cette occasion, votre volonté se fortifiera si vous prenez l’habitude de l’exercer ».

Immédiatement, au réveil, faites des étirements, prenez un quart d’heures ou plus de votre temps pour un petit exercice physique qui ne demande pas plus d’effort. Relaxez-vous en offrant une courte séance de respiration profonde.  Enfin vous pouvez commencer votre autosuggestion en prenant soin de bien suivre ses règles comme indiqué dans l’application N°1 ci-dessus.

  • Evitez les aliments qui augmentent votre émotivité : les épices, l’alcool, le thé, le café… cherchez ceux qui n’ont pas d’effets négatifs sur votre humeur et qui vous convient.
 ARRÊTEZ DE VOUS PRÉ-OCCUPER !

Se pré-occuper, c’est le fait d’occuper son esprit en avance.

Vous vous apprêtez à emprunter une rue bondée de personnes, le métro, ou à entrer dans un supermarché pour vos courses, vous allez  essayez d’ « anticiper » l’angoisse, parce que habituellement c’est une situation éprouvante qui vous embarrasse…

Pour cela, vous allez passer une heure devant votre glace pour vous assurer  que c’est « irréprochable » au niveau du look, du visage, du maquillage, vous scrutez vos narines si quelque chose n’est pas au fond et qui pourrait vous amener à vous moucher une fois dehors, ou vous allez rester à répéter ce que vous allez dire lorsque vous rencontrerez votre interlocuteur ou votre invitée…

En fait, vous ne faites qu’aggraver par avance la situation et vous remarquerez que dans la plupart des cas, vous auriez bien de rester tout simplement chez vous.

En effet, nos pensées négatives non seulement nous attirent angoisse et déséquilibre, mais elles se matérialisent à notre grand dam. Donc, là,  de l’intérieur, vous créez vous-même les conditions de votre échec. Mais il ya aussi un truc….

Il y a également ce qu’on appelle en psychologie, la « loi de répercussion ».

Là, vous allez provoquer vous-même, cette fois de l’extérieur, votre angoisse, vous préparez votre défaite. Voyez ce que Ribot nous dit en la matière :

« Les mouvements et attitudes du corps, produits artificiellement, peuvent susciter dans quelques cas les émotions correspondantes: gardez quelque temps la posture de la tristesse, et vous la sentirez vous envahir. Mêlez-vous à une joyeuse société, réglez sur elle vos démarches extérieures, et vous éveillerez en vous une gaîté fugitive. Chez les hypnotisés, placez le bras dans l’attitude de la menace, le poing fermé, l’expression se complète spontanément dans les traits du visage, et le reste du corps; de même pour l’expression de l’amour, de la prière, du mépris. Ici le mouvement est la cause et l’émotion est l’effet. Les deux cas sont réductibles à une formule unique: il y a entre tel mouvement et telle émotion une association indissoluble : l’émotion suscite les mouvements et les mouvements suscitent l’émotion… »

Donc, dans le métro arrêtez de vous lécher sans cesse les lèvres pour rien, de mâcher continuellement du chewing-gum sans en avoir envie… plusieurs de vos “petites astuces“ vous viennent sans doute à l’esprit…

Vous savez désormais que dans la plupart des cas vous participez vous-même sans le savoir à vous détruire. Ce qui est maintenant important, c’est que vous savez maintenant pourquoi il est important de ne pas vous pré-occuper, mais de faire tout simplement ce que vous devez faire : n’ayez plus peur de faire l’expérience des choses et puis viendra, si nécessaire, le temps d’une appréciation rétrospective. Et même là aussi attention aux pensées parasites car, rappelez-vous, votre vie ne dépend pas du passé.

Pour finir, retenez ceci :

arrêtez de vous pré-occuper et fuyez le regret !

Si vous êtes toujours impatient-e de voir les résultats de vos efforts, ce qui suit vous intéresse énormément.

AU FAIT LE RÉSULTAT EST SECONDAIRE…

En effet, comme c’est si bien nommé, le résultat n’est jamais en soi indépendant, il est à la fois l’aboutissement et le prolongement d’un processus. En revanche, la bonne nouvelle et c’est la réponse à la question, c’est que :

les meilleures choses arrivent quand on s’y attend le moins !

Sans allez trop loin, un footballeur nous en fait un bon résumé. ( Vous savez les sportifs, comme ils vident trop souvent la tête des tracasseries du quotidien avec les efforts qu’ils fournissent sur le terrain, eh bien ils ont très souvent des idées toutes fraîches qui arrivent comme ça 😉

Dans son interview, Johan Cruyff, lorsqu´il était joueur de foot au F. C. Barcelona a donné une belle démonstration de la réussite. Il disait ceci :

“Le foot est un sport très compliqué: dans un grand stade irrégulier, avec onze joueurs de l´équipe adverse qui veulent t´enlever le ballon […] Il y a des lois que seuls les joueurs connaissent : si tu cherches à marquer un but, tu n´y arriveras pas; si tu joues avec critère, tu iras droit au but”

C’est très vrai. En effet, nous n´obtiendrons aucun résultat si nous nous limitons à les rechercher pour les atteindre uniquement. Pour obtenir des résultats, il faut s’appuyer et bien observer un processus préliminaire qui nous conduira aux résultats souhaités.

C’est pourquoi – et on le dit très souvent d’ailleurs – “ les meilleures choses arrivent, quand on s´y attend le moins ”.

Tout comme il a été mentionné plus haut, marquer d’abord un but est le résultat d´un processus qui mènera au succès si le jeu a été bien mené.

Alors, appliquez comme il faut ce que vous apprenez pour pouvoir bien mener le jeu et ainsi vous surprendre vous-même d’abord puis les autres .

À vous de jouer maintenant !