Mauvaises émotions: tout ce à quoi on résiste, persiste !

Il existe cinq émotions de base: amour, joie, tristesse, colère et peur. À chacune de ces 5 émotions de base correspondent 5 saveurs de base : l’amour sucré, la joie salée, la tristesse amère, la colère piquante et la peur acide. J’aimerais partager aujourd’hui sur ces 5 émotions de base.

On lutte contre les mauvaises émotions en les accueillant

Ces émotions sont de base parce qu`elles se produisent automatiquement. Le cerveau les produit dans certaines circonstances déterminées sans l’intervention de notre partie rationnelle,  de manière totalement involontaire.

Lorsque l’une de ces émotions génère un filtre cognitif, un sens et un nom est associé à cette émotion qui va donc se transformer en sentiment. Par exemple, L’amour peut se convertir en passion, la joie en euphorie, la tristesse en dépression, la colère en haine et la peur en panique. Mais les mots qui les définissent ne sont que des mots qui, la plupart du temps, ont du mal à exprimer pleinement ce que nous ressentons. Tu peux penser que tu sens un état de colère émaner de toi, alors qu’une autre personne ressentirait un état différent tout en éprouvant le même sentiment. Quelle est la différence entre la colère et l’irritation ? La nuance est unique pour chacun. C’est pour cette raison qu’il est impossible de comparer ses propres émotions avec celles des autres.

Très souvent, on entend parler de sentiments positifs et de sentiments négatifs, de bons sentiments ou de mauvais sentiments. L’amour est considéré comme un bon sentiment et la tristesse comme un mauvais sentiment. Pour un point de vue psychologique, il n’y a pas de sentiments négatifs ou positifs, ni de bons ou mauvais.La catégorie de bon ou mauvais sentiment fait partie d’une vision morale ou religieuse. En psychologie, les sentiments sont les sentiments, par contre, ce sont les conduites qui les génèrent qui doivent être jugées bonnes ou mauvaises.

Il existe une stimulation qui produit l’émotion. L’émotion engendre une sensation physique dans le système nerveux. Lorsque nous associons un nom à cette sensation, elle se transforme en sentiment. Ensuite, c’est la conduite qui va suivre ou pas.

Une émotion de base est difficile à éviter. Si quelque chose me provoque de la joie, cette joie surgit automatiquement. Si je ressens de la colère, elle va s’installer de manière involontaire dans mon intérieur profond. Par contre, le fait de savoir gérer ces émotions va dépendre du contrôle de ma conduite devant ces sentiments. Ma main ne va pas bouger si je décide qu’elle ne doit pas bouger. Ma bouche ne va pas s’ouvrir si je décide qu’elle ne doit pas s’ouvrir. Je contrôle mes sentiments, donc je contrôle  aussi mes conduites. Par conséquent, je peux ressentir un sentiment de colère en moi mais j’éviterai à tout prix toute conduite agressive, comme par exemple, donner des coups à quelqu’un ou commencer à l’insulter.

Éprouver de la colère n’est pas quelque chose de mauvais en soi à condition d’avoir un motif pour ressentir cette émotion. Il en est de même pour la tristesse. Par contre, ce qui est mauvais, c’est de convertir ce sentiment de colère ou de tristesse en actes qui vont te porter préjudice à toi ou aux autres. Je peux contrôler mes conduites, mais je ne peux pas contrôler mes émotions de base, parce qu’elles sont spontanées et automatiques.

Et si je n’acceptais pas tous mes sentiments, si je luttais contre eux, si je les refusais ou si je voulais les éviter, que se passerait-il ?  Par exemple, dans le cas où je ressentirais une émotion dont le nom est la colère et si je décidais de ne pas vouloir la ressentir et si je cherchais à la repousser, cette colère prendrait alors le dessus et resterait ancrée en moi. Le sentiment, qui normalement doit durer peu de temps prendrait alors racine et se bloquerait. Cela serait plus difficile de l’éliminer. Il est fort probable que cet état m’obligerait à passer à l’action en convertissant ce sentiment en conduite.

C’est pour cela  que nous devons accepter tous les sentiments, absolument tout. Et une fois que nous aurons accepté un sentiment, celui-ci disparaîtra, en attendant qu’un autre motif surgisse pour créer un sentiment pareil à nouveau. C’est pourquoi Carl Jung disait:

« Tout ce à quoi on résiste, persiste »