Mécanisme psychologique de la frustration

La frustration (du latin frustratio, « tromper, déjouer »), correspond à un état psychique et psychophysique lié à la déception éprouvée par le sujet dans l’impossibilité de satisfaire ou de voir satisfaite une demande pulsionnelle.

Selon Sigmund Freud et la théorie psychanalytique, l’impossibilité d’atteindre un but n’est pas toujours vécue de manière consciente. Elle peut être inconsciente, tout comme le but que l’on n’atteint pas peut relever de l’inconscient.

Dans les études du comportement, ce terme a un sens plus strict : il signifie la mise en échec de réactions concrètes. Citons comme exemple le cas d’un animal qu’une clôture infranchissable empêche d’atteindre son écuelle.

L’état de frustration se caractérise par des réactions physiques mesurables. Outre l’augmentation de la tension musculaire, il provoque une production accrue de certaines hormones. L’augmentation de la résistance de la peau peut être également mesurée.

La tolérance à la frustration, c’est-à-dire le seuil au-dessous duquel aucune réaction de frustration n’est décelable, peut varier considérablement en fonction des individus. Les comportements individuels consécutifs à une frustration présentent également des différences significatives. Un comportement inadapté ou une dépression peuvent provenir d’expériences répétées de frustration. Les autres réactions possibles à la frustration sont l’obstination à maintenir des comportements qui ont perdu leur sens initial (fixation), l’abandon des objectifs (résignation), la rupture des contacts sociaux et le repli sur soi-même (introversion) ou encore une compensation obtenue par le déplacement des objectifs sur d’autres domaines.