Mieux vaut être roi de ton silence que l’esclave de tes paroles

Le dramaturge anglais William Shakespeare (1564-1616) nous a légué pour toujours cet avertissement :« Mieux vaut être roi de ton silence que l’esclave de tes paroles »

Et selon le philosophe chinois Confucius (551- 478 av J.C)…

« Le silence est le seul ami qui ne trahit jamais »

Mais c’est aussi le philosophe et écrivain espagnol Miguel de Unamuno(1864-1936) qui considérait que :

« Quelquefois, le silence est le pire des mensonges »

Cher lecteur, chère lectrice, parmi ces phrases sur le silence, quelle est celle de ton choix ?

Dans tous les cas, je suis sûr que tu seras d’accord avec moi sur l’idée que le silence n’est pas considéré à l’heure actuelle comme un bien utile ni comme recours.

silence-image-timide-en-reflexionJe ne fais pas référence ici au silence que nous connaissons à l’état pur, juste altéré par le vent, la pluie ou le chant des oiseaux mais à celui que nous gardons en silence, quand nous sommes à l’écoute.

Tu as observé à quel point le monde est devenu bruyant en « se développant » ? Le bruit est sans aucun doute la mesure du progrès.

Le vacarme de la ville, le bruit intense de la circulation, des machines toujours en marche, le bruit intense des avions dans le ciel, même en pleine nature, tous les systèmes électroniques émetteurs de musique, les concerts de rock avec des amplificateurs puissants, les radios portables hurlant dans les rues, sur les plages, dans les parcs et les jardins.

Plus les villes se modernisent et plus la tolérance envers le bruit augmente… comme si personne ne voulait être surpris tout seul, en silence.

As-tu peur du silence toi aussi ?

Le silence fait peur parce qu’il nous ramène à nous-mêmes. Quand il s’impose à nous, il nous ouvre la porte à l’intimité de notre monde intérieur. Nombreux sont ceux qui craignent le silence parce qu’ils ressentent cette sensation de tomber dans un puits sans fond, de solitude et d’abandon.

« Il faudrait un peu chercher à égayer la vie », se disent-ils en silence, en connaissance de cause, puisqu’ils le craignent avec angoisse.

photo-bouddha-souffrance-douleurCe qui est important de nos jours, c’est la divulgation progressive des connaissances sur la méditation, sur la solitude en tant que choix ou sur les bienfaits du recueillement. Ce sont ces connaissances qui ont permis à un large public d’avoir un concept différent du silence.

Ils commencent à valoriser le silence et à le rechercher. Ils représentent une nouvelle génération, celle des défenseurs du silence. Ils recherchent le silence de la vie intérieure, ce sont les défenseurs du silence des déserts et des bois profonds. Ils sont disposés à suivre un rythme lent et à garder le silence.

Les paradigmes de la vie monacale nous indiquent qu’il existe d’abord un sens intuitif d’un monde intérieur qui attend d’être exploré.

Sans retrouver notre amour pour le silence, nous aurons du mal à être nous-mêmes porteurs de silence.