Deux récits d’une grande sagesse !

loi-detachementAujourd’hui, j’aimerais partager avec toi 2 petits récits qui détiennent une grande sagesse. Tu sais, parfois il est bon de s’éveiller mentalement afin de trouver des sources d’inspirations qui jettent ne serait-ce un brin de lumière sur le sens de notre vie.

« Seul ce que l’on ne peut pas perdre dans un naufrage nous appartient » Proverbe hindou

Le rêve d’un petit villageois en quête de sagesse

On raconte qu’un voyageur était arrivé aux alentours d’un petit village et qu’il installa son campement sous un arbre pour y passer la nuit. Soudain, un jeune villageois accourut plein d’enthousiasme et lui cria : « Donnez-moi la pierre précieuse ! »

Le voyageur le regarda déconcerté et lui rétorqua : « Je regrette, mais je ne sais pas de quoi tu me parles ».

Plus calmement, le jeune s’assit à ses côtés. « Hier, pendant la nuit, une voix m’a parlé dans mes rêves », lui confessa-t-il. « Et elle m’a assuré que si je me rendais à la périphérie du village à la nuit tombée, je trouverais un voyageur qui me donnerait une pierre précieuse qui me rendrait très riche pour toujours ».

Le voyageur rechercha dans son sac et en retira une pierre de la taille d’un œuf de pigeon. « Ton rêve faisait probablement allusion à celle-ci. Je l’ai trouvée jolie et c’est pour cela que je l’ai prise. Prends-la, maintenant elle est à toi », dit-il, en la remettant au jeune homme.

C’était un diamant !

Le jeune villageois, euphorique, le prit et repartit chez lui en sautant de joie.

Alors que le voyageur dormait placidement sous le ciel étoilé, le jeune homme ne fermait pas un œil. La peur qu’on lui dérobe son trésor le laissait sans sommeil et il passa toute la nuit éveillé.

Au lever du jour, il repartit à toutes jambes à la recherche de ce voyageur. Dès qu’il le vit, il lui rendit le diamant. Et, très sérieusement, il lui supplia : « S’il te plait, apprends-moi à obtenir la richesse qui te permet de te détacher de ce diamant si aisément »

As-tu jusqu’ici, cher lecteur, saisi le sens de ce petit récit ? Je ne t’en dirai pas plus, parce que… lis le suivant

À chacun sa sagesse

Un maître soufi racontait toujours une parabole à la fin de
chaque classe, mais les élèves ne comprenaient pas toujours
le sens qu’elle avait…

– Maître – lui reprocha l’un d’eux, une après-midi. Tu nous racontes des histoires mais tu ne nous expliques pas leurs significations…

– J’en demande pardon – s’excusa le maître – Pour me rattraper, laisse-moi t’offrir une délicieuse pêche.

– Merci maître – répondit le disciple honoré.

– J’aimerais, pour te traiter comme un roi, te l’éplucher moi-même. M’en donnes-tu la permission ?

– Oui. Merci beaucoup – dit le disciple.

– Aimerais-tu, étant donné que j’ai déjà un couteau dans la main, que je te la coupe en morceaux pour que ce soit plus pratique pour toi ?…

– J’adorerais… Mais, je ne voudrais pas abuser de ton hospitalité, maître…

– Il ne s’agit pas d’un abus si je te le propose. Je veux juste te faire plaisir…

– Permets-moi de la mastiquer avant de te la donner…

– Non, maître. Je n’aimerais pas que tu fasses cela ! Se plaignit le disciple, surpris.

Le maître fit une pause et dit :

– Si je vous expliquais le sens de chaque récit… ça serait comme si je vous donnais à manger un fruit mastiqué.

Cher lecteur, nous avons tous quelque chose de différent à enseigner, et c’est la somme de ces différences que nous appelons « le savoir ».

Unis-toi à ceux qui sont souples et qui comprennent les signaux qui jalonnent le chemin.

Ce sont des personnes qui n’hésitent pas à changer de cap quand elles se retrouvent face à une barrière infranchissable, ou quand elles entrevoient une occasion.

Elles possèdent la qualité de l’eau : contourner les rochers, s’adapter au cours du fleuve, se transformer parfois en lac, jusqu’à ce que la dépression soit pleine et qu’elle puisse poursuivre sa route, car l’eau n’oublie pas que son destin est la mer et que, tôt ou tard, elle devra y aboutir.

Sur ce, je te dis à très bientôt !

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