Timidité maladive, pathologique ou introversion maladive?

image-question-amitiéD’abord Timidité ou introversion ? Le sujet a en effet pris de l’ampleur ces dernières années. Des magazines comme des journaux abordent la question. On y voit exalter l’introversion considérée comme un trait de caractère avantageux et même parfois enviable.

Timidité maladive ou introversion excessive ?

En effet, plusieurs personnalités médiatiques et même de grands conférenciers ont avoué faire partie des plus introvertis.

Mais essayons d’analyser objectivement le sujet de plus près en termes simples…

Notre vie sociale est normalement faite, dans une juste mesure, de communication et d’interaction parallèlement aux spécificités de chaque personnalité.

Un individu « introverti » est  fermé par opposition à l’ « extraverti » qui est, lui, ouvert.

Fermé et ouvert à quoi ? : à la vie sociale et par définition tout ce qu’elle implique ! En général le premier subit et le deuxième participe pleinement.

Ces deux types de personnalités peuvent rencontrer la même occasion de vie mais ne la vit pas, ne la savourent pas de la même manière, ne la pratiquent pas de la même manière.

« Fermeture » et « Ouverture » à la vie suppose ainsi un degré de jouissance, d’assurance qu’on peut avoir face à telle ou telle condition ou circonstance sociale dans laquelle l’on se trouve.

Par ailleurs, il faut donc prendre garde d’aligner sans précaution le « succès », la « réussite », ou l’ « échec » sur un trait de personnalité introvertie ou extravertie. C’est un jugement totalement arbitraire.

Cela dit, l’introversion et l’extraversion ont une emprise plus ou moins grande sur l’ « efficacité personnelle ».

Mais, le sujet de ce billet n’est pas de juger, de dire que l’introversion est préférable ou si c’est l’extraversion… Restons objectifs….

Notre vie est faite d’interaction, de rencontre, de découverte…

Si on “est à l’aise“ dans nombre de ses relations sociales, cela veut dire qu’on est « ouvert » ou « moins fermé » à la vie sociale ou peut-être qu’on est plus ou moins « extraverti ».

«Être à l’aise », par définition, c’est notre état d’esprit, ce qu’on ressent profondément face à une situation sociale qui est normalement sans danger : est-on tranquille intérieurement… ? Pourquoi je ne suis pas tranquille au fond de moi lorsque je suis en groupe de réunion, ou dans un autre milieu que mon environnement habituel ?…

Dans une certaine mesure, on peut être introverti et réussir ses relations sociales. Mais en général on en sort épuisé. Pour l’introverti, chaque phase des relations sociales –même banales- constitue un événement qu’il devra préparer à l’avance, s’y consacrer, y réfléchir, y tenir tête… Bref, c’est la résistance ! Parce qu’en fait, l’introversion, ce n’est pas un point de départ, mais un résultat. C’est le retour négatif plus ou moins éprouvant, selon notre conditionnement social ou psychologique, du fait qu’on n’est pas capable ou qu’on ne se sent pas capable d’être sans gêne dans une situation d’interaction donnée.

C’est pourquoi, l’introversion, même n’ayant pas atteint le stade de maladie, est toujours associée à la frustration, à de l’émotion négative.

C’est au moment où cette capacité à résister devient problématique, où on n’a plus les moyens de résister, que l’introversion – devient maladive.

Parce que très épuisé on ne peut plus résister, on n’est plus efficace face à la situation, on va forcément perdre la face. On est loin d’être normal. C’est le début d’une aventure personnelle extraordinaire : on fera l’expérience de nombre de ces troubles psychologiques hétéroclites qui affectent la personnalité. Bref, vous savez ce que c’est ? On est tout simplement aberrant !

Du moment où on n’a du mal à s’adapter à une situation sociale normale, il y a forcément quelque chose qui cloche à l’intérieur de soi, quoi qu’on soit l’un des plus ovationnés au monde.

Quel est le résultat au final ?

Ce n’est pas drôle du tout : non seulement on fait l’expérience au quotidien d’une kyrielle de troubles psychologiques composites, mais on est atteint également de ce qu’on appelle timidité maladive.

C’est simple, au lieu de lutter pour soi, c’est le contraire : elle nous fait lutter contre nous-même, cette pathologie.

Le monde avance, mais on a l’impression de régresser, on est atteint de phobie. On n’a peur de l’inconnu, peur de prendre place dans le métro, de tenir une conversation même superficielle, peur de prendre la parole en public ou dire bonjour au boulanger, on ne veut ou plutôt on ne peut plus regarder droit dans les yeux de son interlocuteur, on bégaye, on tremble, on évite, on est hyperactif, déprimé, on rumine des idées négatives, le moral prend place dans les chaussettes… la liste est longue !

Par ailleurs, ce que je trouve erroné et illogique c’est d’opposer catégoriquement l’introversion et la timidité.

À mon sens, ce sont deux choses du même ordre, et dans tous les cas elles produisent les mêmes « effets et conséquences » !

En effet, actuellement dans votre vie sociale ou professionnelle, si vous êtes « introverti-e », vous faites certainement la douloureuse expérience de la frustration, et vous savez certainement que ce n’est pas normal ! Regardez autour de vous, voyez comment les non-timides (cela ne veut pas forcément dire, en outre, qu’ils sont normaux) se manifestent à la vie : on lit l’assurance dans leurs démarches, la confiance en soi, l’efficacité, mais surtout la naturalité de leur être. Leur manifestation peut bonne, mauvaise, maladroite, idiote, etc. peu importe, mais ils ne ressentent pas la douleur de paraître comme l’éprouve le « timide malade »

Pourquoi donc ces phobies, ces frustrations, ce déséquilibre émotionnel, cette hyperactivité sur lesquels vous n’avez aucune maîtrise ?

C’est que vous avez quelque chose en vous qui n’est pas normal, qui n’est pas vous. C’est que votre mental réactif (lui qui est rempli de douleurs), est plein d’engrammes, et selon les circonstances, il est plus fort que votre mental analytique, c’est-à-dire votre raison, et en conséquence prend le relai de votre organisme. Il vous remplace en quelque sorte. Vous n’avez pas le moindre choix, vous n’y pouvez rien contre.

Si vous êtes introverti-e ou timide, ne songez pas chercher l’extraversion, ce serait la mauvaise des décisions qui peuvent coûter cher. Cherchez plutôt à travailler ce trait de caractère à votre avantage. Cela peut devenir un atout. Détachez-le de toute souillure. Ne cherchez pas à le détruire ! Parce c’est vous-même. Un introverti peut “être à l’aise“ dans toutes les relations sociales à condition qu’il se débarrasser de la source de son déséquilibre émotionnel.

En fait, pour guérir définitivement de ces maux qui pourrissent le quotidien, ne cherchez pas non plus à résister, cela ne fera qu’amplifier la frustration, la douleur, etc ; cherchez plutôt les moyens de pouvoir supprimer une fois pour toutes la source de l’aberration, du mal, du déséquilibre émotionnel, de la frustration, de la peur du groupe qui est enfouie en vous…

Digiprove sealCopyright secured by Digiprove © 2016