Timidité Maladive, de quoi souffrez-vous réellement ?

image-timidite-maladive-maladieLa timidité maladive constitue ce qu’on appelle un trouble neuropsychiatrique, multifactoriel. Elle exige un traitement efficace et durable au risque que le trouble s’implante et détruise complètement la vie sociale de la personne concernée.

Et pour s’attaquer définitivement à la timidité maladive, il faudrait vous en prendre en premier lieu à votre hyperactivité (en général cela est accompagné des troubles anxieux très prononcés).

En effet, l’hyperactivité est le trouble neuropsychiatrique qui se trouve au cœur de la timidité maladive. Tout part de là en réalité. Mais vous allez voir que c’est un peu plus compliqué que cela.

Lorsque vous vous retrouvez en public (transport public, réunion, entretien, etc.) et que vous commencez à perdre vos moyens parce que votre timidité maladive est entrain de prendre le contrôle de votre personnalité, qu’est ce qui se passe :

votre attention commence à s’éparpiller comme si elle veut s’échapper ( la peur de regarder en face s’installe, perte de la confiance en soi, voix tremblotante, trouble de l’idéation : vous perdez la logique de vos réflexions, etc.)

Ensuite, votre état devient impulsif : vous devenez peu à peu vulgaire dans votre manière de se tenir par exemple (et pas forcément dans votre langage) vous ne contrôlez plus vos mots, vous devenez jusqu’à être ridicule, etc.

En gros, vous êtes sous le coup de ce que l’on appelle « le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité » ( TDAH) qui est, en général, au cœur de la timidité maladive.

Voici comment ce trouble est défini aujourd’hui par la Haute Autorité de Santé (HAS), avec trois groupes de symptômes.

  • Le déficit attentionnel : caractérisé par l’incapacité de se concentrer, la fréquence des oublis, la distractibilité et le refus ou l’évitement des tâches exigeant une attention soutenue.
  • L’hyperactivité motrice : constituée d’une agitation incessante, d’une incapacité à rester en place quand les conditions l’exigent, et d’une activité désordonnée et inefficace.
  • L’impulsivité : définie par la difficulté à attendre, le besoin d’agir et la tendance à interrompre les activités d’autrui (lui couper la parole de manière inappropriée, ou intervienir de manière impromptue, etc.)

D’autres perturbations sont souvent associées :

  • Difficultés d’endormissement,
  • Sommeil agité,
  • Tics de langage ou comportemental
  • Somatisation : maux de ventre, de dos, de cou,
  • Anxiété,
  • Troubles du langage et difficultés d’expression,
  • Dépression,
  • Troubles oppositionnels,
  • Risque de développer ultérieurement une dépendance aux substances psychoactives
  • Etc.

neurones-en-surchauffe-timidite-maladive Des neurones en surchauffe, et donc totalement épuisés…

Les personnes hyperactives doivent donc en permanence sur-mobiliser les circuits de l’attention, ceux de la noradrénaline (l’accélérateur des pulsions, qui nous aide à nous réveiller le matin, à être attentif et combatif). L’hypervigilance, mâtinée de stress divers, de situations conflictuelles, d’anxiété, épuise les circuits noradrénergiques de l’attention.

Un manque à supprimer …

Les manques de magnésium et d’oméga-3 augmentent les perturbations

La fréquence du déficit en magnésium dans le TDAH est évaluée à 95%.

Le magnésium contribue à protéger des métaux lourds dont il réduit le passage à l’intérieur des cellules. Mais, surtout, le magnésium est fondamental dans la modulation des stress psychologiques. Son déficit entraîne une hyperréactivité qui se traduit par des tensions musculaires, digestives, des perturbations du sommeil et de l’anxiété, presque toujours présentes dans le TDAH.

Qu’il y ait TDAH ou pas, un déficit nutritionnel en magnésium, amplifié ou non par un terrain de prédisposition à l’hyperexcitabilité (HLA B35), se traduit par :

  • Des tensions musculaires, y compris des muscles lisses (colopathie), et une tétanie latente.
  • Une fatigue qui peut aller jusqu’au syndrome de fatigue chronique.
  • De l’hyperventilation.
  • Un éréthisme cardiovasculaire.
  • Une rhinite spastique.
  • D’autres manifestations d’intolérance : dermographisme, névrodermite, allergies classiques.
  • De l’anxiété
  • Un syndrome «névrotique».
  • De la «psychasthénie»…

Décrite pour la première fois en 1900 par le psychologue Pierre Janet, la névrose de psychasthénie est une des caractéristiques fondamentales de la timidité maladive. Elle se caractérise en effet par des troubles psychiques graves: absence d’attention, impuissance à agir, doute permanent de la personnalité, perte progressive du sens du réel, syndrome de l’enfant intérieur … C’est avec les troubles de la psychasthénie que la personne atteinte de timidité maladive se retrouve totalement hors de lui, dépossédée de tous ses moyens lorsqu’elle se trouve dans le public ou exposé au regard des autres (…)

Pour vous débloquer, libérer la personne que vous êtes réellement de ce que la timidité pathologique vous a fait subir, vous devriez, en avant tout, commencer par rétablir votre équilibre émotionnel. J’en parle plus en détail sur cette page.