Votre perception est conditionnée par le langage que vous employez

L’influence des mots que nous employons sur notre perception du monde, est extraordinaire.
Par exemple, vous souvenez-vous de la façon dont vous avez commencé à lire un livre après que quelqu’un vous ait dit: « C’est tellement ennuyeux que je ne connais personne qui ait dépassé le premier chapitre ».
Pouvez-vous imaginer ce que peut ressentir un malade quand ses visiteurs lui racontent comment d’autres personnes sont mortes du même mal que lui ? Avez-vous fait l’expérience de ce qui se passe en vous quand un ami vous raconte que les examens d’admission à une école où vous voulez entrer, sont presque impossibles à réussir du premier coup et qu’il ajoute: « Moi j’étais bon et ça m’a pris 3 ans… »
Le langage, aussi bien le nôtre que celui des autres, a le pouvoir de programmer notre perception.
Nous avons commencé l’exercice précédent en vous disant qu’il était difficile et qu’il exigeait de la « concentration ». De plus, nous avons utilisé le mot « étudier »qui peut avoir une connotation négative pour certaines personnes. Après, nous vous avons incité à porter votre attention sur le chapeau, la coupe et le bonhomme. Enfin, nous vous avons dit que le plus difficile de l’exercice serait de voir les lettres.
Il est possible d’ailleurs, que vous n’ayez pas encore réussi à voir le mot « MER ». Si c’est le cas, ce n’est pas que vous ne pouvez pas le voir, mais que vous ne regardez pas seulement avec les yeux mais aussi, avec une grille d’interprétation.
C’est votre cerveau qui interprète, à partir de sa « carte », les images captées par vos yeux et il se passe la même chose avec tous vos sens.
Voulez-vous recevoir une aide pour découvrir le mot MER ?
Vous trouverez la solution à la fin de ce chapitre. La difficulté provient de ce que vous avez été conditionné à lire des lettres imprimées en noir sur du blanc et à ne pas chercher la signification des espaces blancs entre les lettres. Le mot « MER » est formé par ces espaces en blanc.

Oui Vous avez droit à l’erreur !

Dans la vie quotidienne, nos conditionnements nous font souvent croire que « la situation est très difficile » ou « très facile », ou « qu’il n’y a pas d’autre possibilité » ou « que toutes les options sont épuisées ». Nous nous limitons de cette manière, car nous nions ainsi, l’infinie quantité d’alternatives qui existent. Nous nous retenons d’explorer de nouvelles possibilités, simplement parce que nous avons décidé que ce que nous percevons est la seule réalité et qu’il n’y a rien d’autre à chercher.
Si quelqu’un vient nous dire qu’il y a d’autres laçons de voir et que, au lieu d’un chapeau il y a une lettre, nous poumons le traiter de « fou » ou de « rêveur » et affirmer que cette personne a une vision vraiment fantaisiste de la réalité.
Un point commun entre ceux qui réussissent de grandes choses, est qu’ils acceptent d’enrichir leur point de vue et de considérer toutes les voies possibles pour atteindre leurs objectifs. Ces personnes savent que leur façon de voir n’est pas la seule vraie et que, s’ils n’atteignent pas un objectif ce n’est pas forcément parce qu’il est « impossible » ou « irréaliste ». Ils savent que c’est peut-être parce qu’ils ne voient pas des éléments essentiels qui leur permettraient de réussir, et que quelqu’un d’autre saura les percevoir clairement.
Le langage conditionne notre perception. Malheureusement, on trouve encore des professeurs qui commencent leur cours en soulignant que cela va être « difficile, compliqué, délicat.., que cela va demander un grand effort et que ceux qui ont essayé n’ont pas tous réussi… ». D’autres fois, en prétendant motiver quelqu’un, on lui dit que « ce travail n’est pas pour n’importe qui… « , « ce territoire est très difficile pour les ventes… », « L’ambiance de travail est très pesante »… et que « l’on ne peut faire confiance à personne… »
Si vous utilisez ce langage avec quelqu’un qui est prêt à recevoir des autres l’enseignement de ce qu’est « la réalité », vous allez probablement contribuer à créer chez lui une perception limitée et bloquée, comme nous avons peut-être réussi à le faire avec le graphisme du mot « MER ».
Combien de fois avez-vous renoncé à faire ce qui vous aurait plu parce que quelqu’un vous a dit – ou parce que vous vous êtes dit à vous-même – « que vous n’étiez pas doué pour cela » ? Combien de fois aussi, avez-vous réussi quelque chose dont on avait essayé de vous dissuader parce que votre confiance en vous a été la plus forte ?
Si vous n’avez toujours pas vu le mot « MER », peut-être vous reprochez-vous votre manque d’intelligence ? Peut-être vous reprochez-vous de ne pas être capable de réussir un exercice aussi simple ?
Ne vous en faites pas. Votre perception n’a rien à voir avec votre intelligence ou vos aptitudes. Elle a à voir avec les influences innombrables que le langage a sur votre pensée et avec les conditionnements qui vous font percevoir les choses d’une certaine façon. D’ailleurs, j’ai fait, l’autre jour, un article  assez intéressant intitulé :  » Croyez-le ou non, vous êtes victime du conditionnement  » que vous pouvez lire en complément du présent.

Source de cet article:

Livre : Comment atteindre vos objectifs… même si vous avez des problèmes !

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